ETF – Il faut en avoir en portefeuille

ETF – Il faut en avoir en portefeuille

1 – Tour d’horizon

2015 a été une année record pour les ETF : 347 milliards de dollars (312 milliards d’euros) de nouveaux flux (dont 70.8 milliards d’euros en Europe).

Après un début d’année 2016 basé sur la décollecte, la collecte est repartie à la hausse : 2.8 milliards d’euros en octobre 2016 (+ 40% par rapport à septembre) principalement sur la classe actions (2.3 milliards d’euros), avec un ralentissement sur les flux obligataires.

En 2007, il s’échangeait 201 trackers sur NYSE Euronext (dont 165 sur Euronext Paris). En novembre 2013, ce n’est pas moins 561 trackers sur NYSE Euronext (dont 396 sur Euronext Paris). Et à l’heure où j’écris cet article, c’est 777 trackers venant 15 fournisseurs que l’on peut trouver sur le site d’Euronext (cf. https://www.euronext.com/acq5-global-awards-best-european-etf-exchange-year et https://www.euronext.com/fr/etf/directory)

Et il en existe plus de 1500 sur les marchés US.

De plus, cerise sur le gâteau, même Warren Buffet a conseillé d’investir dans les trackers. Et il est l’un des hommes les plus riches du monde. En 2016, il est classé à la troisième place. Il est surnommé « l’Oracle d’Omaha ». Alors on peut penser que ses conseils méritent d’être suivis, non ?

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2 – ETF Qu’est-ce que c’est

L’ETF a fait son apparition en 1993  aux Etats-Unis et en 2001 en France. L’acronyme ETF veut dire Exchange Traded Fund. En France, il est plus connu sous le nom de « tracker ».

Ce produit financier est un type de fonds de placement en valeurs mobilières (OPCVM). Il est coté et négociable en bourse : Il s’achète et se vend aussi facilement qu’une action, et est, par conséquent, régi par les mêmes lois de l’offre et de la demande. Il est soumis, d’une part, au contrôle de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers), et d’autre part, à la règlementation européenne UCITS (Undertaking for Collective Investment in Transferable Securities) qui régit l’ensemble des OPCVM (dont les ETF font partie).

Il reproduit le plus souvent un indice boursier (on parle alors de fonds indiciel ou Index Tracker), un actif ou une stratégie.

L’Index Tracker a pour objet de répliquer :

–          Un indice actions

–          Un indice obligataire

–          Un indice matières premières

La majorité reproduit un indice général de la bourse (CAC40, DAX, Dow Jones, Nasdaq, etc.) ou un indice sectoriel (secteur pharmaceutique, de l’immobilier, bancaire, etc.). Mais il peut également investir dans une zone géographique, dans des matières premières, des devises, des obligations.

Le prix d’un tracker dépend de :

–          La valeur liquidative, qui est constituée du montant global du portefeuille des actifs représentant un indice, par exemple, divisée par le nombre de parts. Il réplique ainsi son indice de référence. La valeur liquidative est communiquée de façon quotidienne par l’Emetteur, mais aussi par Euronext, qui diffuse une valeur liquidative indicative pour les ETF cotés sur cette plateforme.

–          La valeur du marché : le tracker étant soumis à la loi de l’offre et de la demande, il est soumis aux fluctuations du marché en fonction des transactions. Toutefois, il existe des intervenants particuliers, les arbitragistes (ou market makers), qui maintiennent la liquidité du tracker et garantissent la cohérence avec la valeur liquidative pour que le produit réplique son sous-jacent au plus près.

 

3 – Quelles différences avec les Fonds de Placement classiques et les FCP

Au contraire d’un fonds de placement classique, le tracker ne requiert pas les services d’un analyste financier. Les économies effectuées se retrouvent dans les frais de gestion : 0.1 à 0.9 % par an pour les trackers, 1 à 3 % annuels pour les fonds de placement. Il suffit d’en regarder les fiches descriptives  pour être convaincu. Les analystes se trompant en moyenne 2 fois sur 3, inutile de contribuer à leur verser des salaires confortables quand le service rendu n’est pas à la hauteur. D’autant qu’il est bien connu qu’il est très difficile de battre le marché. Et si l’on en croit Eugène FAMA, prix Nobel d’économie 2013, connu pour ces travaux sur l’efficience des marchés, il est même impossible de battre le marché à long terme. Il est en effet connu que les performances passées ne garantissent pas les performances futures. Une étude a montré que, sur 1000 titres ayant surperformé leur indice de référence une année, 500 ont continué l’année suivante, et 500 ont moins performé. On retrouve des statistiques plus proches de la théorie des jeux (1 fois sur 2) et du hasard, que d’une véritable expertise financière.

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4 – Les différents types d’ETF

Il y a 4 catégories de trackers :

–          Sur indice de marché

–          Sur indice de matières premières

–          Sur indice de stratégie (région, secteur, etc.)

–          Les trackers actifs

Ces derniers ne se contentent pas de reproduire le sous-jacent. Certains sont à effet de levier, d’autres à capital protégé. On en trouve même qui reproduisent, à l’inverse, l’indice qu’ils suivent avec ou sans effet de levier (on parle alors de « shorter » l’indice). On peut ainsi parier sur une baisse de l’indice. Cela peut être très utile dans les stratégies de protection de portefeuille qui peuvent être mises en place dans les marchés baissiers, que ce soit des kracks boursiers ou des corrections passagères. On en trouve même qui suivent la volatilité des marchés.

Mais en général, c’est un outil de gestion passive qui se contente de coller au plus près la valeur de son sous-jacent (l’indice qu’il réplique).

Pour reproduire le sous-jacent, les trackers suivent deux stratégies distinctes :

–          La réplication physique : le gestionnaire du tracker achète et vend tous les titres composant l’indice de référence et colle ainsi aux performances de son sous-jacent. Il peut également n’en sélectionner qu’une partie représentative de l’indice : on parle alors de réplication par échantillonnage.

–          La réplication synthétique : le gestionnaire du tracker utilise alors des instruments complexes. Il passe un contrat d’échange de performance (ou swap) avec une banque d’investissement. Le gestionnaire reçoit la performance de l’indice en échange de celle des actifs qu’il détient en portefeuille. Il faut toutefois faire attention, car la banque d’investissement pourrait ne pas délivrer la performance promise : on parle alors du risque de contrepartie.

A l’inverse, certains sont à gestion active : c’est le cas des ETF smart beta. Ces derniers ne se contentent pas de reproduire un indice, mais suivent une stratégie prédéfinie telle que générer de la performance ou minimiser les risques d’un portefeuille. Ils conservent les spécificités des ETF (cotation en continu, etc.).

Les gestionnaires d’ETF smart beta utilisent des règles d’investissements telles que la surpondération d’actions décotées ou d’actions à petite ou moyenne capitalisation, l’intégration de titres à hauts dividendes, etc.

 

5 – Comment choisir un ETF

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Vous trouverez sur le site de Boursorama, par exemple, un outil vous donnant la possibilité d’effectuer des filtres sur les trackers en fonction des critères que vous voulez rechercher : éligibilité au PEA, au SRD, filtrage sur une classe d’actifs, sur une catégorie Morningstar, sur le sous-jacent.

Par exemple, à l’heure où j’écris ces lignes, si vous filtrez sur les trackers répliquant le CAC40 éligibles au PEA, vous obtenez 5 résultats. Si vous recherchez des actions du secteur de l’eau éligibles au SRD, vous obtenez 3 résultats. Comme vous pouvez le voir, la seule limite est celle de votre imagination.

L’outil du site Morningstar est très bien aussi. Il donne également (ce qui n’est pas le cas sur Boursorama), la possibilité de filtrer par émetteur. De plus, Morningstar a établi un système de notation des fonds et des ETF. Vous trouverez les informations nécessaires concernant les étoiles Morningstar sur leur site :

http://www.morningstar.fr/fr/news/120292/etf–comprendre-le-systegrave%3Bme-de-notation-morningstar.aspx

Morningstar vient également (1er Novembre 2016) de rendre disponible sa note qualitative aux ETF. Elle était attribuée uniquement aux fonds jusqu’à présent. Les ETF, comme les fonds, sont notés à base de 5 critères :

–          Equipe de gestion

–          Process d’investissement

–          Société de gestion

–          Performance et risque

–          Frais de gestion

Les notes sont : Negative, Neutral, Bronze, Silver et Gold. Vous pourrez télécharger le document complet sur la notation des ETF au format pdf à l’adresse suivante :

http://corporate1.morningstar.com/ResearchArticle.aspx?documentId=778121

Il y a actuellement 261 trackers qui ont été évalués. Le classement est fait, d’abord par zone géographique, puis par catégorie Morningstar. Puis, les fonds notés sont listés, toujours classés par catégorie Morningstar, ce qui s’avère très pratique.

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Dans une étude de la Deutsche Bank parue fin 2012, les principaux fournisseurs d’ETF en Europe étaient Blackrock (gamme d’ETF iShares) avec 42 % de part de marché, Deutsche Bank (14 %), Lyxor (12 %), Crédit Suisse Asset Management (5 %), la banque cantonale de Zurich (5 %), UBS (4 %) et Amundi (4 %).
Avant de choisir tel ou tel tracker, vous devez regarder deux mesures très importantes qui reflètent la capacité d’un tracker à coller aux performances de son sous-jacent :

–          La « tracking difference » fait référence à l’écart de performance entre le tracker et son sous-jacent (souvent, l’indice de référence) à la fin d’une période donnée. Il faut donc regarder la performance de l’ETF par rapport à l’indice de référence et à ses concurrents.

–          La « tracking error » mesure comment l’ETF suit son indice de performance pendant la période d’investissement. C’est une mesure de volatilité.  Une petite tracking error montre que le tracker tend à suivre de près son sous-jacent.

A mon avis, la mesure la plus intéressante à suivre est la tracking difference qui reflète mieux le résultat final.

Dans l’idéal, ces mesures devraient être proche de zéro, en tout cas, ne devraient pas s’éloigner des performances du sous-jacent de plus de la valeur des frais de gestion.

 

6 – Comment investir dans les ETF

Pour acheter des trackers, il faut disposer d’un compte titres ou d’un PEA (voir mon article CTO ou PEA). Ensuite, il suffit de passer un ordre d’achat à son courtier, exactement de la même façon que si vous vouliez acheter une action. Les ordres sont les mêmes. Certains donnent même la possibilité de les acheter au SRD, c’est-à-dire avec un effet de levier.

Certaines assurances vie proposent également des trackers qui permettent d’investir dans ces produits en bénéficiant d’une fiscalité allégée. Mais dans ce cas, les assureurs appliquent des frais de gestion supplémentaires, comme sur toutes les Unités de Comptes.

 

7 – La fiscalité

Les bénéfices dégagés par la détention d’un tracker sont imposés selon la fiscalité des produits financiers que ce soit pour les plus ou moins values ou pour la perception des dividendes.

Cette fiscalité est bien-entendue inhérente au type d’enveloppe dans laquelle le tracker est investi : CTO, PEA, Assurance-vie (voir mes articles traitant de ces sujets : CTO et PEA, Assurance-vie à venir). Toutefois, les prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc.) sont toujours dus quelque soit le type d’enveloppe choisi.

On peut toutefois ouvrir un compte titres au nom d’une société soumise à l’impôt sur les sociétés (IS). Dans ce cas, la société paie l’IS (actuellement à 15% jusqu’à 38120 € de bénéfices), et est totalement exonérée des prélèvements sociaux, en tout cas, tant que l’argent reste au sein de la société. Si cette dernière verse des dividendes aux associés, alors ceux-ci seront redevables de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) et devront également s’acquitter des taxes sociales sur les sommes perçues.

 

8 – Assurance-vie ou PEA

Le PEA permet, en fonction de la durée de  sa détention, de s’affranchir d’une partie des impôts sur les plus-values et de la totalité sur les dividendes. Mais il est limité à 150 000 € par personne. Il n’y a pas de plafond pour l’assurance-vie qui permet également des réductions fiscales. Mais cette dernière a également d’autres avantages :

–          Pour la transmission du patrimoine

–          Possibilité de transformer ses avoirs en rente

Mais contrairement au PEA, les achats et les ventes sont moins rapide, car tout doit transiter par l’assureur, ce qui alourdit le processus. De plus, le prix de la transaction n’est pas connu avec exactitude (compte tenu des délais), contrairement au PEA.

Et l’offre de trackers est plus limitée au sein d’une assurance-vie que dans un PEA. Peu d’assureurs proposent les trackers au sein de leur contrat. On peut malgré tout espérer que cela change. En effet, avec la forte baisse des fonds euro, les assureurs commencent à proposer une diversification en proposant, en plus des fonds habituels, des ETF, voire des SCPI.

Un autre inconvénient de l’assurance-vie vient de leurs frais de gestion (de l’ordre de 0.6% en moyenne) qui a un impact sur la rentabilité. Alors que la plupart des PEA n’ont pas de droits de garde.

En conclusion, chaque enveloppe a ses avantages et ses inconvénients. Il ne faut donc pas les opposer, mais les utiliser en complément l’un de l’autre en fonction de ses choix patrimoniaux et/ou stratégiques.

 

9 – Les avantages

 

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–          Simplicité d’utilisation : achats et ventes en continu, comme pour les actions, avec les mêmes types d’ordres. On peut donc les acheter et les revendre tout au long de la journée de cotation.

–          Il est plus facile d’acheter un tracker répliquant le CAC40 que les 40 actions constituant cet indice.

–          Pas de frais d’entrée ou de sortie, uniquement les frais de courtages, identiques à ceux des actions

–          Frais de gestion très faible dus à la gestion passive.

–          Liquidité : la liquidité est assurée par les arbitragistes (market makers) qui sont des intervenants particuliers qui assurent également la cohérence de l’évolution du prix du tracker par rapport à son sous-jacent.

–          Pas de date de maturité : vous pouvez détenir des parts d’ETF aussi longtemps que vous le voulez, sans avoir à subir la baisse due à la valeur temps comme avec les warrants ou les turbos par exemple.

–          Distribution de dividendes : celui-ci est la somme pondérée des dividendes versés par les sociétés qui constituent le panier d’actions. Le dividende peut être distribué ou capitalisé.

–          Les trackers peuvent être éligible au PEA

–          Les trackers peuvent être éligible au SRD

–          Offre étendue : près de 800 trackers proposés par Euronext ; plus de 1500 aux US

–          Diversification : Ils permettent d’investir sur des marchés difficiles d’accès et plutôt réservé à des professionnels.

–          Stratégies : il est facile de mettre en œuvre des stratégies de couverture, par exemple, avec les trackers éligibles au SRD, ou au trackers répliquant les indices à l’inverse. Ou profiter de ces effets de levier quand on a une conviction sur le sens que va prendre un sous-jacent.

 

10 – Les risques

 

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Comme dans tout investissement, celui dans les trackers nécessite de l’appliquer au sein d’une stratégie donnée, mais également de bien connaître le fonctionnement du produit avant de se lancer.

D’abord, il n’y a pas de garantie en capital : la valorisation des ETF détenus peut être à tout moment inférieure au capital investi. Malgré tout, un investissement en tracker reste moins risqué qu’un investissement en action : si vous investissez dans un tracker répliquant un indice comme le CAC40 ou le DAX30, il y a peu de chance que celui-ci fasse faillite. Alors que cela peut très bien arriver pour une société cotée.

Les ETF sont soumis à une grande volatilité, en raison d’une part des fluctuations du sous-jacent, mais également, des variations du taux de change. Et il faut prendre en compte, également, les écarts de l’évolution du tracker par rapport par rapport à celle de son sous-jacent.

Comme pour tout placement en bourse, les performances passées ne préjugent pas des performances à venir. Il faut toujours rester très vigilant, appliquer avec rigueur sa stratégie et respecter à la lettre son money management.

 

 

11 – Mon avis

 

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Les trackers sont des produits idéaux pour être la base de stratégies d’investissement. Par exemple, on peut créer un portefeuille divisé en 4 classes d’actifs à parts égales (actions, obligations, matières premières, Bons du Trésor à long terme). Une fois par an, vous effectuez des arbitrages pour que ces actifs représentent toujours un quart du portefeuille. Vous pouvez évidemment en profiter pour effectuer des versements complémentaires et ainsi, augmenter la valeur de votre placement.

Vous pouvez également mettre au point des stratégies de couverture pendant les moments où les marchés sont en phase de correction ou lors des krachs.

Il ne faut évidemment pas oublier les risques inhérents à ce type d’investissement. Il doit entrer dans une stratégie d’investissement définie en amont et respecter vos choix en fonction de votre situation financière, mais également, de votre aversion au risque. Pour cela, la définition et le suivi rigoureux de votre money management est indispensable.

Au préalable à votre investissement, je vous conseille vivement  de prendre connaissance des documents mis à votre disposition par le gestionnaire du tracker. Le prospectus (DICI : Document d’information clé pour l’investisseur), les statuts et le dernier rapport annuel sont disponibles gratuitement sur simple demande à l’émetteur.

 

En résumé, avant de se lancer dans l’achat de trackers, vous devez :

–          Vérifier la liquidité du sous-jacent

–          Choisir l’émetteur du tracker parmi les plus connus et ayant les plus grosses parts de marché

–          S’il existe plusieurs ETF sur le même sous jacent :

        o   Vérifier la capitalisation de chaque tracker : plus elle est élevée, mieux c’est

        o   Vérifier la liquidité du tracker : plus elle est importante, mieux c’est

  •          Cela permet d’avoir des spreads (écarts prix d’achat/prix de vente) plus réduits

        o   Vérifier la date de création du tracker : plus elle est ancienne, mieux c’est

        o   Vérifier la tracking difference (ou la tracking error) : moins elle est élevée mieux c’est

  •          Dans l’idéal, elle ne devrait pas être supérieure aux frais de gestion

        o   Vérifier les frais de gestion : moins ils sont élevés, mieux c’est

        o   Privilégier les trackers à réplication physique

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J’espère que cet article vous aura éclairé un peu plus au moment de faire votre choix. Merci de me laisser vos commentaires ci-dessous.
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